Hommage à deux martyrs de la Résistance LA section du PCF de Nîmes a organisé, jeudi, une soirée d’hommage à deux martyrs de la Résistance. Il y a cinquante ans, le 22 avril 1943, Jean Robert et Vincent Faïta, deux jeunes résistants et patriotes communistes, étaient exécutés sur l’ordre du gouvernement de Vichy. Après la cérémonie officielle sur lémplacement même de l’ancienne maison d’arrêt où ils furent guillotinés, cést à quelques pas de là, près des arènes, au « Prolé », que les communistes nîmois ont honoré la mémoire des martyrs. De nombreuses personnalités avaient répondu à l’invitation. Une assistance émue, où l’on notait la présence de beaucoup de jeunes, a écouté la lecture par de jeunes comédiens des dernières lettres de Jean Robert et de Vincent Faïta. Puis il y eut le témoignage bouleversant de M. Chabert, dernier survivant du groupe, avec Mme Jackie Faïta, belle-soeur d’un des suppliciés. Il parla de Jean Robert, qui adhéra très jeune à la Jeunesse communiste, avant de participer activement aux grèves de 1936 et de 1938, ce qui lui valut de subir la répression patronale. Arrêté le 31 décembre 1941, il connut la torture. Evadé du fort Saint-Nicolas à Marseille le 27 janvier 1942, il reprend la lutte. Réfugié à Nîmes, il fut l’un des pionniers de la Résistance dans le midi de la France et fonda, en mai 1942, le premier groupe FTP de la zone Sud. D’origine italienne, Vincent Faïta milita activement, lui aussi, à la Jeunesse communiste et à la CGT. Cést en janvier 1942 qu’il fut, une première fois, arrêté et incarcéré au camp de Mausac, en Dordogne. Le 31 janvier 1943, au cours d’un transfert, il s’évada et rejoignit aussitôt le détachement FTPF de Nîmes. Vincent Faïta et Jean Robert jouèrent alors un rôle unificateur dans la Résistance. Le 2 mars, Vincent Faïta fut à nouveau arrêté par la brigade spéciale de Vichy. Le 8 mars, Jean Robert tomba à son tour dans les filets de la police de Vichy. Jugés et condamnés par le tribunal spécial de Vichy siégeant à Nîmes, ils furent tous deux guillotinés le 22 avril 1943. Ils montèrent à l’échafaud en criant « Vive la France ! » et « Vive le Parti communiste ! »…
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